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La culture égyptienne : histoire, traditions et coutumes

19 Apr 2026·min_to_read
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Plongez au cœur d’un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, héritier d’une civilisation qui fascine le monde entier depuis des millénaires. Cet héritage unique continue de modeler la vie et l’identité de ses habitants aujourd’hui.

Introduction à l'héritage égyptien

Situé au carrefour de l’Afrique et du Moyen-Orient, ce pays rassemble plus de 113 millions d’habitants. Il forme un creuset où se mêlent les influences les plus variées.

Sa diversité actuelle est le fruit d’un mélange historique unique : les fondations pharaoniques, puis les apports grecs, romains, arabes, ottomans et modernes. Chaque époque a laissé une empreinte durable.

Les traditions ancestrales ne sont pas de simples reliques. Elles dialoguent avec la modernité pour définir une identité dynamique, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger. Cette continuité est la clé pour comprendre sa vitalité dans le monde contemporain et son impact sur la vie quotidienne.

Points clés à retenir

  • L’Égypte possède un héritage culturel parmi les plus riches et fascinants de la planète.
  • Le pays se situe à un carrefour géographique stratégique entre l’Afrique et le Moyen-Orient.
  • Avec une population dépassant les 113 millions d’habitants, c’est un creuset humain et culturel unique.
  • Son identité moderne est le résultat de multiples influences historiques superposées.
  • Il existe un lien fort et vivant entre les traditions anciennes et les pratiques culturelles actuelles.
  • Cette culture continue d’évoluer tout en préservant son essence profonde.
  • Elle influence significativement la vie quotidienne et l’identité collective des Égyptiens.

Introduction à la richesse de l’Égypte

Située à la croisée de l’Afrique, du Moyen-Orient et de la Méditerranée, l’Égypte est un carrefour civilisationnel unique au monde. Ce pays a toujours été un point de rencontre et d’échange.

Avec plus de 113 millions d’habitants prévus en 2025, il abrite la population la plus importante du monde arabe. Cette masse démographique contribue à une identité vibrante et complexe.

Les égyptiens ont forgé une société d’une remarquable permanence. Pourtant, elle sait aussi intégrer les influences extérieures avec une grande souplesse.

Cette adaptabilité se voit dans la vie quotidienne. L’historien Hérodote notait déjà, il y a des millénaires, que les égyptiens étaient “religieux à l’excès”.

Cette religiosité imprègne encore tous les aspects de la vie sociale. Elle est l’un des piliers de la richesse de ce pays.

Cette richesse se compose d’un patrimoine historique immense, d’une diversité linguistique, d’arts traditionnels et d’un savoir-vivre unique. L’héritage pharaonique y dialogue avec les apports arabes, méditerranéens et modernes.

Les fondements historiques de la civilisation égyptienne

Dès l’aube de l’humanité organisée, cette région du Nil a vu éclore une des premières grandes civilisations.

Des origines pharaoniques aux grands empires

Vers 4000 avant J.-C., deux royaumes distincts existaient déjà. Le roi Narmer les unifia vers 3100 avant notre ère.

Cet acte fondateur marqua le début de l’Empire archaïque. Il fut le véritable creuset de cette société.

Les plus anciens hiéroglyphes connus datent de cette période. Au cours des siècles, la puissance du pays a connu des hauts et des bas.

L’héritage des conquêtes et des révolutions

Cette terre a toujours attiré les conquérants. Libyens, Grecs puis Romains se sont agrégés à son fonds culturel.

La conquête arabe du VIIe siècle fut un tournant. Elle apporta l’islamisation et l’arabisation en profondeur.

Chaque époque de contact a laissé une empreinte durable. Cela forme un riche palimpseste historique.

Plus près de nous, la révolution de 1952 et le Printemps arabe ont aussi façonné le pays. Elles définissent une période moderne complexe.

Le temps présent est ainsi l’héritier de toutes ces strates. Comprendre ce long cours est essentiel.

Les transformations successives, y compris par la révolution, montrent une remarquable capacité d’adaptation. Chaque temps a sa marque, chaque époque sa leçon.

L’héritage pharaonique et ses grandes dynasties

De la construction des pyramides à l’érection des temples colossaux, l’histoire pharaonique se divise en trois phases majeures. Ces empires ont défini les fondations d’une civilisation unique.

Les périodes de l’Ancien, Moyen et Nouvel Empire

L’Ancien Empire naît vers 2700 avant J.-C. avec la IIIe dynastie. Memphis en est la capitale. Sa puissance s’exprime sous forme architecturale, avec les pyramides de Saqqarah et du Caire.

Le Moyen Empire débute à la fin du IIIe millénaire. La capitale se déplace à Thèbes. Ce royaume valorise le Fayoum et le delta du Nil.

Le Nouvel Empire commence au XVIe siècle. Le roi Ahmosis fonde la XVIIIe dynastie. Cette phase brillante dure jusqu’au XIe siècle avant J.-C.

Le Nouvel Empire voit régner des figures légendaires. Parmi elles, Thoutmosis Ier, la reine Hatchepsout, Akhénaton et Néfertiti, ainsi que Toutankhamon.

Les réalisations du Nouvel Empire sont monumentales. Les temples d’Abou Simbel et le complexe d’Amon-Re à Karnak témoignent sous forme de pierre de sa grandeur.

Synthèse des trois grands empires pharaoniques
Empire Période approximative Capitale Réalisation emblématique
Ancien Empire 2700 – 2200 av. J.-C. Memphis Pyramides de Saqqarah
Moyen Empire 2050 – 1750 av. J.-C. Thèbes Aménagement du Fayoum
Nouvel Empire 1550 – 1070 av. J.-C. Thèbes Temples d’Abou Simbel

Ces trois périodes établissent les bases artistiques et politiques de cet héritage. Leur influence persiste jusqu’à la fin de la civilisation pharaonique. Leur puissance se manifeste encore aujourd’hui sous forme de monuments impressionnants.

L’évolution politique et sociale en Égypte

L’organisation politique du pays du Nil a connu une métamorphose spectaculaire, passant d’une royauté divine à une république moderne. Ce parcours reflète les bouleversements profonds de sa société.

Du pouvoir des pharaons à l’ère moderne

Autrefois, la puissance était incarnée par un seul homme, le pharaon. La révolution de 1952 a tout changé.

Menée par les Officiers libres de Gamal Abdel Nasser, elle a renversé la monarchie. Elle a instauré un nouveau modèle de gouvernement républicain et nationaliste.

Des décennies plus tard, le Printemps arabe de 2011 a montré le désir de changement de la société. Cet événement a brièvement porté Mohamed Morsi au pouvoir.

Le système actuel est défini par la constitution de 2014. Le président de la République est le chef de l’exécutif et dispose d’une grande puissance.

Le pouvoir législatif revient à un parlement bicaméral. Cette structure représente l’aboutissement d’une longue évolution des institutions.

Évolution des systèmes politiques à travers les âges
Période Forme de Gouvernement Figure du Pouvoir Caractéristique Principale
Ancienne (Pharaonique) Royauté Divine Pharaon Pouvoir absolu et centralisé
Monarchie (1805-1952) Monarchie Constitutionnelle Roi Influence coloniale britannique
République (1952-2011) République Présidentielle Président (Nasser) Révolution des Officiers libres
Époque Contemporaine République Présidentielle Président (al-Sissi) Constitution de 2014, puissance de l’exécutif

Ces changements politiques s’accompagnent de transformations sociales. De nouveaux acteurs, comme les mouvements pour les droits des hommes et des femmes, émergent.

L’héritage d’un gouvernement centralisé influence encore la conception moderne du pouvoir. Les hommes politiques d’aujourd’hui héritent de cette longue histoire.

La diversité des langues et des populations

Le paysage linguistique de l’Égypte est un kaléidoscope vivant, où se côtoient plusieurs formes d’arabe et des langues minoritaires. Cette richesse verbale définit une part essentielle de l’identité nationale.

Arabe standard, dialectal et autres langues minoritaires

Les égyptiens utilisent principalement trois formes d’arabe. L’arabe dialectal local est la langue maternelle de près de 67% de la population.

L’arabe standard moderne régit l’administration et les médias. L’arabe classique reste réservé à la sphère religieuse.

L’arabe saïdi est parlé par 23% des habitants. On trouve aussi le domari, parlé par près d’un million de personnes.

Le copte survit comme langue liturgique. L’anglais et le français complètent le bagage des égyptiens cultivés.

diversité des langues et populations égyptiennes

Les différentes communautés et leur héritage culturel

Cette mosaïque linguistique reflète la diversité des communautés. Les Coptes représentent environ 10% de la population du pays.

Les Nubiens constituent une autre communauté importante. Diverses diasporas européennes, asiatiques et africaines enrichissent le tissu social.

Cette pluralité fait de l’Égypte un membre unique du monde arabe. Elle y maintient une identité spécifique et ouverte.

Le pays tire sa force de cette coexistence. Elle forge une identité nationale plurielle au sein du monde arabe.

Les grandes religions et croyances égyptiennes

Les pratiques religieuses en Égypte reflètent une diversité remarquable, allant de l’islam sunnite majoritaire aux traditions chrétiennes coptes anciennes. Cette pluralité spirituelle est un élément fondateur de l’identité nationale.

De l’islam sunnite aux traditions coptes

L’islam sunnite est professé par 80 à 90% de la population. Ce culte structure profondément la société. L’université al-Azhar du Caire en est un pilier intellectuel. Son rayonnement s’étend dans tout le monde musulman.

Les chrétiens coptes forment la première minorité religieuse. Ils représentent environ 10% des égyptiens. Leur culte orthodoxe est l’un des plus anciens au monde. Il aurait été fondé par l’évangéliste Marc vers 62 de notre ère.

Cette confession miaphysite est autocéphale. Elle est dirigée par le patriarche d’Alexandrie. Les égyptiens de toutes confessions partagent une forte religiosité. Elle imprègne tous les aspects de la société.

Quelques milliers de juifs et d’autres minorités pratiquent aussi leur culte. Cette coexistence pacifique enrichit le patrimoine spirituel local. Les formes de culte spécifiques à cette terre mélangent héritage pharaonique et influences méditerranéennes.

Le panthéon égyptien : mythes et divinités

Contrairement à une idée reçue, le monde des dieux égyptiens ne comptait pas douze mais plusieurs centaines de divinités. Un culte était rendu à cette multitude au fil des millénaires.

Une particularité frappante est l’usage des formes animales. Les dieux étaient souvent représentés avec des corps hybrides.

Les déesses emblématiques et leur symbolique

Bastet incarne la féminité et le foyer. Elle a un corps de femme et une tête de chatte.

Hathor représente la fécondité. On la voit sous forme d’une femme à tête de vache.

Sekhmet est la déesse puissante. Elle apparaît avec une tête de lionne.

Isis, la magicienne, porte un trône sur la tête. Maât symbolise l’ordre avec sa plume d’autruche.

Les dieux et leur rôle dans l’ordre cosmique

Horus incarne la royauté divine. Il est représenté sous forme de faucon ou d’homme à tête faucon.

Anubis veille sur les morts. Il a la forme d’un homme à tête de canidé.

Ces hybridations exprimaient des concepts abstraits. Elles attribuaient aux dieux les traits des animaux.

Principales divinités et leurs attributs
Divinité Représentation Rôle principal Symbole
Bastet Femme à tête de chatte Protection du foyer Chat
Hathor Femme à tête de vache Amour et fertilité Vache
Horus Homme à tête de faucon Royauté et ciel Faucon
Anubis Homme à tête de chien Rites funéraires Canidé

L’importance de chaque culte a varié avec les dynasties. Certains dieux locaux sont devenus nationaux.

Les arts visuels et l’art architectural

L’esthétique distinctive de ce pays repose sur l’équilibre entre la ligne pure et la forme symbolique, des hiéroglyphes aux peintures modernes.

L’art ancien, dit hiératique, suivait des règles strictes. Il servait les croyances et les rites. Pourtant, les artistes ont su y puiser une créativité étonnante.

L’héritage hiéroglyphique et la sculpture monumentale

Les dieux et déesses étaient représentés sous forme de dessins et de sculptures codifiés. Cette contrainte a engendré un style unique et reconnaissable.

L’architecture monumentale, comme les pyramides, structurait l’espace sacré. Elle créait une ligne directe entre la terre et le ciel.

L’architecture islamique, comme l’style mamelouk, a aussi marqué le paysage. La Citadelle de Saladin et le Palais Al-Manyal en sont de brillants exemples.

Artistes modernes égyptiens et leurs contributions
Artiste Domaine Période Caractéristique
Mahmoud Sa’id Peinture 1897-1964 Fusion de thèmes locaux et de techniques modernes
Chafik Charobim Peinture 1894-1975 Scènes de la vie quotidienne et portraits
Tahia Halim Peinture 1919-2003 Expressionnisme et couleurs vibrantes
Gamal El-Sagini Sculpture 1917-1977 Formes abstraites inspirées du patrimoine

Ces créateurs ont renouvelé les arts visuels. Ils dialoguent avec l’héritage tout en intégrant des influences modernes.

L’art contemporain perpétue cette tradition. Il explore la forme et le symbole, sous forme de nouvelles expressions. C’est un héritage vivant, vu sous un autre côté.

La musique et la danse : rythmes et poésie

De la transe mystique à la fête populaire, la musique et la danse sculptent l’âme collective de cette nation. Ces arts définissent une part essentielle de son expression.

Les sons traditionnels et les influences modernes

Le XXe siècle a vu naître des légendes. Oum Kalthoum (1898-1975) captiva tout l’Orient avec sa voix. Son engagement marqua l’esprit de son peuple.

Farid El Atrache (1910-1974) était un virtuose du oud. Son style mélancolique incarnait une forme unique de sensibilité.

L’art du chant arabe produit le tarab, une émotion profonde. Cette forme de poésie touche à l’esprit spirituel, au-delà du divertissement.

La danse est tout aussi variée. La danse orientale (Raqs sharqi), les Ghawazi, et le Tanoura des derviches sont célèbres.

Les styles Saidi et Baladi sont ancrés dans la vie quotidienne. Chaque forme raconte une histoire.

Cette musique a influencé tout le monde arabe. Elle a aussi forgé une identité nationale forte. Elle reste au cœur de la vie sociale.

La cuisine égyptienne et ses influences méditerranéennes

La réputation culinaire de l’Égypte mérite beaucoup plus d’attention. Elle cache des trésors gustatifs insoupçonnés, loin des clichés.

Cette gastronomie est un savant métissage. Elle mêle des apports libanais, syriens, turcs et grecs.

Le pain est l’élément central et sacré. Aucun repas ne se conçoit sans lui.

cuisine égyptienne et influences méditerranéennes

Les ingrédients de base sont simples et nourrissants. On trouve des légumineuses comme les pois chiches, les lentilles et les indispensables fèves.

Les berges fertiles du Nil fournissent des légumes frais en abondance. Cela donne une cuisine saine et ancrée dans son terroir.

Dans la vie quotidienne, certains plats sont incontournables. La Mloukhiya est une soupe verte parfumée.

Le Chich taouk propose des brochettes de poulet marinées. Le Foul est un plat de fèves cuisinées, souvent consommé au petit-déjeuner.

Le Ka’ak est un pain circulaire sésamé, parfait pour les encas. Ces spécialités rythment les journées.

À table, une tradition persiste. On mange souvent avec la main droite, selon un usage arabe répandu.

Cette pratique fait partie du savoir-vivre local. Elle renforce le lien social lors des repas partagés.

Chaque conquête historique a enrichi ce patrimoine. La cuisine actuelle reflète cette histoire, offrant beaucoup plus qu’un simple repas.

C’est une expression vibrante de la vie quotidienne et de l’identité, savourée du bout des doigts.

Les traditions et le savoir-vivre en terre d’Égypte

Pour éviter tout désordre social, comprendre les usages locaux est essentiel lors de votre voyage. Ces traditions facilitent les interactions et montrent votre respect.

Les usages du pourboire et les règles de conduite

Le pourboire, ou baksheesh, est une pratique courante. Il récompense un service rendu.

Guide des pourboires courants
Service Montant indicatif (Livres égyptiennes) Note
Bagagiste 50 Par valise
Contact local 100 par jour Pour une assistance continue
Chauffeur 150 par jour Pour un service privé
Guide touristique 300 par jour Pour une expertise
Restaurant 10% de l’addition Si le service n’est pas inclus

Les femmes doivent adopter une tenue modeste. Évitez les vêtements trop courts ou moulants.

Couvez-vous la tête pour entrer dans une mosquée. C’est un signe de respect pour le lieu sacré.

Si un homme vous invite dans sa maison, attendez qu’il dise “bismillah” avant de manger. Utilisez votre main droite.

Déchaussez-vous à l’entrée si d’autres chaussures sont alignées. Ne photographiez jamais une personne sans son accord.

Ces gestes simples évitent tout désordre et honorent l’hospitalité locale. Ils rendent votre voyage plus harmonieux.

La culture égyptienne contemporaine : entre héritage et modernité

Le XXIe siècle voit une société dynamique naviguer habilement entre traditions ancestrales et innovations modernes. Cette synthèse définit une identité unique pour notre époque.

L’impact des traditions antiques sur la vie moderne

Les valeurs pharaoniques de permanence inspirent encore la vie quotidienne. Cet héritage donne une force particulière à la vie sociale actuelle.

Des figures intellectuels incarnent ce dialogue. Laila Soueif, née en 1956, milite pour les droits humains depuis le xxe siècle.

Ses enfants, Alaa Abdel Fattah et Mona Seif, sont des visages marquants de la révolution 2011. Leur engagement montre comment cet événement a transformé l’expression politique.

Lina Attalah, fondatrice de Mada Masr, utilise les médias numériques pour façonner le débat. Son travail illustre la nouvelle vie culturelle post-révolution 2011.

Figures marquantes de la scène contemporaine
Personnalité Rôle Période d’activité Contribution clé
Laila Soueif Professeure & militante Fin du xxe siècle à aujourd’hui Défense des droits humains et des femmes
Alaa Abdel Fattah Informaticien & blogueur Années 2000 à aujourd’hui Symboles de la révolution 2011
Mona Seif Militante Années 2000 à aujourd’hui Figure centrale de la révolution 2011
Lina Attalah Journaliste & fondatrice Années 2010 à aujourd’hui Médias indépendants en ligne

La diaspora maintient aussi un lien fort avec les traditions. Elle enrichit cette identité en constante évolution pour notre époque.

Le rôle des arts et de la littérature dans l’identité nationale

Au fil du xxe siècle, la création artistique et littéraire a joué un rôle clé. Elle a servi de miroir aux profondes transformations sociales.

Figures littéraires et artistiques incontournables

Naguib Mahfouz, prix Nobel en 1988, est une figure centrale. Ses romans dépeignent une société tiraillée entre tradition et modernité. Le Caire est l’espace littéraire par excellence au cours de son œuvre.

Sur la scène internationale, des hommes comme Boutros Boutros-Ghali ont incarné l’humanisme. Mohamed el-Baradei, prix Nobel de la paix, a œuvré pour la sécurité dans le monde.

Le patrimoine littéraire s’enrichit beaucoup plus avec des écrivains francophones. Albert Cossery et Edmond Jabès créent des ponts culturels. Au cinéma, Youssef Chahine a marqué le monde arabe et international au cours du siècle.

L’influence internationale et le tourisme en Égypte

L’expédition de Bonaparte à la fin du XVIIIe siècle a réveillé l’intérêt occidental pour les trésors du Nil. Cet événement a placé le pays au centre de l’attention scientifique. Il a donné naissance à l’égyptologie et à une véritable égyptomanie.

Un siècle plus tard, Ferdinand de Lesseps supervise le percement du canal de Suez. Cette voie maritime cruciale a replacé l’Égypte au centre des échanges commerciaux du monde. Elle a renforcé son rôle stratégique sur la scène internationale.

Découverte des monuments et musées emblématiques

Les visiteurs en voyage découvrent des sites légendaires. Le Musée égyptien du Caire et les pyramides sont des lieux incontournables. Alexandrie reste un lieu mythique de rencontre entre les civilisations.

Le désert offre aussi des trésors. Le monastère Sainte-Catherine du Sinaï est un joyau spirituel niché au cœur du désert. Ces sites éloignés complètent l’offre des centres urbains.

Le tourisme est devenu un pilier économique majeur. Il permet de découvrir un patrimoine unique tout en soutenant le développement. Ce secteur illustre l’intégration du pays dans la mondialisation, un processus commencé dès l’époque hellénistique.

L’aventure dans le désert et la découverte culturelle en ville attirent différents types de voyageurs. Cette diversité renforce l’attrait du pays à l’échelle du monde.

Les valeurs sociales et la vie quotidienne en Égypte

Les interactions sociales en Égypte s’articulent autour de codes précis, notamment en matière de genre et de statut. La société accorde une grande importance à la famille et à l’hospitalité. Ces valeurs forment une partie essentielle de l’identité collective.

Les hommes et les femmes ont des rôles souvent distincts. Les inégalités persistent dans plusieurs cas, que ce soit dans la vie professionnelle ou publique. Les titres honorifiques, comme Ustaz ou Hagg, marquent le rang social et le respect.

Le mariage reste une institution centrale. Il structure la société et évolue avec la modernité. Malheureusement, des problèmes comme le sexisme ou les agressions de masse ont marqué certains cas lors de rassemblements.

La population est diverse. Elle comprend des Arabes, des Coptes (principale minorité), des Nubiens et des diasporas. Les fêtes, comme Noël orthodoxe le 7 janvier ou le Ramadan, rythment l’année. Elles donnent la main aux communautés pour exprimer leur identité. Ces célébrations sont une partie joyeuse de la vie quotidienne.

Conclusion

Au terme de cette exploration, une évidence s’impose : l’héritage égyptien est un dialogue permanent entre hier et aujourd’hui. Cette civilisation montre une continuité remarquable à travers le temps, des cultes anciens aux pratiques de notre époque.

Son riche patrimoine s’exprime sous forme de monuments grandioses et de traditions vivantes. Les formes artistiques évoluent tout en intégrant des influences diverses.

L’importance du culte, des divinités à tête animale aux rites contemporains, structure toujours l’existence sociale. Sa puissance symbolique fascine le monde entier.

Ce pays est un centre intellectuel du monde arabe et un lieu où tradition et modernité coexistent. Du désert aux rives du Nil, cet espace culturel unique inspire toujours.

Il mérite pleinement son titre de “Mère du Monde”. C’est un lieu vivant où les cycles de vie et de mort perpétuent des rites millénaires.

FAQ

Quelles sont les principales périodes de l’histoire pharaonique ?

L’histoire ancienne de ce pays se divise en trois grands empires. L’Ancien Empire est célèbre pour les premières pyramides. Le Moyen Empire a consolidé la puissance centrale. Le Nouvel Empire, période de grande expansion, a vu régner des souverains comme Ramsès II.

Comment la révolution de 2011 a-t-elle influencé la société ?

Cet événement majeur du XXe siècle a marqué un tournant dans le monde arabe. Elle a initié une période de changement politique et social, redéfinissant les rapports entre le gouvernement et la population, et son impact résonne encore dans la vie publique aujourd’hui.

Quelles langues parle-t-on en Égypte aujourd’hui ?

La langue officielle est l’arabe standard. Dans la vie quotidienne, les Égyptiens utilisent l’arabe dialectal égyptien. On trouve aussi des langues minoritaires, comme le nubien ou le copte, parlées par certaines communautés, préservant ainsi un riche héritage.

Quelles sont les croyances religieuses dominantes ?

L’islam sunnite est la religion d’une large majorité. La communauté copte orthodoxe constitue la plus importante minorité chrétienne. Ces deux grandes traditions cohabitent et façonnent ensemble le paysage spirituel et culturel du pays.

Qui étaient les dieux principaux du panthéon égyptien ?

Le culte antique comptait de nombreuses divinités. Rê, le dieu soleil, était central. Osiris gouvernait le monde des morts. Isis, déesse de la magie, et Horus, à la tête faucon, étaient aussi vénérés. Chaque dieu avait un rôle précis dans l’ordre cosmique.

Quel est l’héritage architectural le plus visible ?

L’art architectural antique est mondialement connu pour ses formes monumentales : les pyramides, les temples de Karnak et Louxor, et les tombes de la Vallée des Rois. Ces structures illustrent la maîtrise technique et la puissance des anciens bâtisseurs.

La musique traditionnelle est-elle encore écoutée ?

Absolument ! Les sons traditionnels, avec des instruments comme l’oud et le tabla, restent très populaires. Ils coexistent avec des influences modernes, créant une scène musicale dynamique qui résonne dans tout le monde arabe.

Comment les traditions antiques influencent-elles la vie moderne ?

L’héritage pharaonique est omniprésent, du sens de l’hospitalité aux motifs artistiques. Les Égyptiens sont fiers de ce passé qui forge une partie de leur esprit national. Même dans les arts contemporains, les symboles anciens trouvent une nouvelle forme d’expression.

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